Quelques petites phrases issues d'un sympathique bouquin:
"Ce que je déteste intrinsèquement ce sont les gens branchés ou opportunistes. Il y a une différence entre mode et style; c'est comme entre normal et sain. La norme est pourrie.... étaient anormaux et pourtant incroyablement sains; ils avaient du style, ce qu'on ne peut posséder qu'en soi et pour soi-c'est l'originalité, une distinction d'attitude physiquement incarnée. Tandis que la mode, c'est juste une bande de connards qui vous disent quoi porter, et en fait comment vous comporter, dans tous les domaines." Lester BANGS
Et cela parait tellement vrai, le superficiel s'oppose au profond, à l'essence, et ce dans tous les domaines.....
Citation d'Alain de Greef au sujet des titres phares du Top 50: "on n'avait pas prévu que les français avaient un tel gout de merde" ... et si cela ne concernait que la musique. Il y a pourtant tellement de bonnes choses à écouter qu'une seule vie n'y suffirait pas....
Publié par XL à 22:55:18 dans Un peu de prose | Commentaires (0) | Permaliens
Un texte tellement beau qu'il se passe de commentaires! LE MONDE | 11.05.07 | 13h24
La rupture est là, pas nécessairement tranquille : avant même sa prise de fonctions, en deux interventions dont les termes n'ont vraisemblablement pas été choisis à la légère, Nicolas Sarkozy a détruit l'un des principaux acquis de la présidence de Jacques Chirac : la reconnaissance solennelle de la place prise par la France, par l'Etat français, dans la Shoah. Ecoutons le président élu : à Nice, le 30 mars, il se place du côté de "ceux qui pensent que la France n'a pas à rougir de son histoire ; elle n'a pas commis de génocide". Trois semaines plus tard, à Rouen, il affirme vouloir "remettre la France à l'honneur" en dénonçant "la repentance, mode exécrable à laquelle je vous demande de tourner le dos".
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Chacun était, ce faisant, porteur de sa propre histoire : le général de Gaulle pouvait presque tout se permettre, au nom de la légitimité du geste du 18 juin 1940 - geste de dissident au demeurant, et Vichy ne se fit pas faute de lui reprocher, déjà, de porter atteinte à l'unité nationale. Il en allait tout autrement de Georges Pompidou et de François Mitterrand ; ni la grâce donnée par le premier à Paul Touvier - au motif qu'il convenait d'oublier "cette triste période où les Français ne s'aimaient pas", expression empruntée à Maurras - ni l'amitié persistante du second pour René Bousquet ne grandirent leur septennat.
C'est précisément parce qu'il rompit avec cette complaisance ambiguë envers des hommes (des Français, membres d'organisations officielles de l'Etat français) ayant participé au génocide, au crime contre l'humanité, que le discours prononcé par Jacques Chirac le 12 juillet 1995 fut un moment d'histoire de la France. Et c'est pourquoi on ne peut plus faire aujourd'hui du de Gaulle, et encore moins du Pompidou, après la double présidence Mitterrand et après les procès des années 1990 qui virent la condamnation de Paul Touvier puis de Maurice Papon.
Un discours de campagne électorale est nécessairement schématique. Il n'en relève pas moins d'une idéologie, et celle portée par Nicolas Sarkozy et ses plumes a le mérite de la clarté. Pour eux, il n'y a qu'une France, celle-là même que Lavisse, l'instituteur national, présentait en ces termes : "Il faut aimer la France, parce que la nature l'a faite belle et parce que l'histoire l'a faite grande."Mais il s'adressait aux élèves du cours moyen, et c'était en 1903. Il a fallu près de dix ans, et sept gros volumes, à Pierre Nora et aux 130 historiens réunis autour de lui dans la vaste entreprise des Lieux de mémoire (Gallimard, 1984-1997) pour souligner qu'au rebours des conceptions trop simples notre histoire est riche de plusieurs conceptions de la nation et de la République, et donc qu'il existe à la fois la France et des France.
Pour ne prendre qu'un exemple, que je crois probant, la seconde guerre mondiale ne fut pas autre chose que le combat de deux France, qu'il est légitime à chacun, fort de ses convictions, d'opposer ; il est même légitime de haïr l'une des deux. La repentance alors, loin d'être un acte masochiste, n'est-elle pas au contraire un acte de lucidité, de respect aussi devant le courage de ceux qui, de cette haine envers une certaine France, tirèrent la force de se battre contre elle et contre l'idéologie qu'elle servait, la force aussi de mourir, parfois de manière atroce ?
La repentance - celle des évêques de France en 1997 comme celle voulue deux ans plus tôt, au nom de la France, par celui qui en était le président - entendait simplement rappeler qu'il arrive que les institutions fassent, au nom de la raison d'Etat ou par erreur de jugement, des erreurs, dont les conséquences peuvent être terribles. Comme le disait un des principaux adeptes de la "mode exécrable" qu'il va être de bon ton désormais de dénoncer dans les palais de la République, "reconnaître les fléchissements d'hier est un acte de loyauté et de courage qui nous fait percevoir les tentations et les difficultés d'aujourd'hui et nous prépare à les affronter". L'homme qui a publiquement fait, en 1994, cette déclaration s'appelait Jean-Paul II.
L'histoire n'est la propriété de personne, et chacun est libre - dans les limites posées par la loi - de l'instrumentaliser comme il l'entend. Si la parole d'un président de la République pèse évidemment d'un poids particulier - surtout s'il prétend parler au nom de tous les Français -, rien ne l'empêche de faire l'histoire qu'il veut, et de faire de l'histoire ce qu'il veut. Il peut même, de manière plus générale, faire publiquement part de ses points de vue - il y a eu des précédents dans l'histoire - sur la génétique, sur l'existence de Dieu et, pourquoi pas, s'il en a envie, sur le cours des planètes.
Qu'il sache simplement que, pour ce qui nous concerne, l'histoire dont il rêve à voix haute n'a rien à voir avec celle des historiens. Sur ce front aussi, il conviendra donc d'être vigilant, et de ne pas laisser la mauvaise herbe de la mémoire officielle recouvrir le champ d'histoire que Jacques Chirac avait courageusement et utilement défriché.
Marc Olivier Baruch, historien, est spécialiste de la seconde guerre mondiale et directeur d'études à l'EHESS.
Publié par XL à 00:12:25 dans Un peu de prose | Commentaires (0) | Permaliens
Tel pourrait être le titre de ce qui peut nous arriver si nous n'y faisons pas attention....
Puissent le dépistage de la délinquance chez les enfants et la pédophilie génétiquement prédéterminée n'être que des paroles en l'air....
"Plus le mensonge est énorme, plus les gens y croient" J. Goebbels
Publié par XL à 12:21:38 dans Un peu de prose | Commentaires (0) | Permaliens
Un petit clin d'oeil à cette magnifique BD "la face karchée de Sarkozy": à tous ceux qui ne veulent pas se laisser baigner dans la propagande actuelle, et qui veulent pouvoir répondre par le dialogue et avec argumentation aux défenseurs du bouffon de Neuilly....
K.I.N.O.K.R.A.S
Publié par XL à 22:48:23 dans Un peu de prose | Commentaires (0) | Permaliens
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